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Une heure après le début de ma première leçon de plongée sous-marine, le moniteur José Urbina Bravo, dit « Pepe », fait preuve d’empathie. « T’es pas obligé de continuer. Demain, on pourrait essayer la plongée libre. » « Non ! » que je lui réponds, en reprenant mon souffle.

La première chose qu’on apprend en plongée, c’est d’ignorer ses instincts : mon corps se rebiffe à l’idée de respirer sous l’eau. Je suis au Tides Riviera Maya, un hôtel situé près du deuxième plus grand récif de corail au monde ; ici, la plongée, c’est du sérieux. Pourtant, quelques secondes après mon premier essai, j’émerge tout affolé. Et à ma seconde tentative, lors d’un exercice où je dois retirer mon détendeur et emprunter celui de secours de mon instructeur, je panique encore.

Le lendemain, Urbina propose d’explorer les grottes sous‑marines de Dos Ojos en randonnée palmée plutôt qu’en plongée sous-marine. Je ne m’en fais pas trop : ce repli stratégique a pour but de vaincre mon anxiété. Pendant quelques heures, j’admire les fonds marins et je m’habitue à respirer avec un tuba. Ça marche ! Comme j’ai pris de l’assurance, nous faisons un nouvel essai. Urbina ferme mon réservoir d’air comprimé et, après trois brèves respirations, j’observe ma jauge qui tombe à zéro. Cette fois, j’indique calmement que je n’ai plus d’air (d’un geste saccadé vers mon cou) et je saisis son détendeur de secours pour inspirer profondément.

Le jour suivant, je saute du bateau en basculant vers l’arrière. Pour contrôler ma flottabilité, je me concentre sur ma respiration. Comme la pression de l’oreille moyenne augmente en descendant, je la rééquilibre fréquemment en alternant deux techniques : en remuant la mâchoire et en effectuant la manœuvre de Valsalva, qui consiste à expirer par les narines après s’être pincé le nez. (On doit équilibrer la pression à chaque mètre de la plongée, mais Urbina me recommande de le faire plus souvent par précaution.) Pour économiser énergie et oxygène, nous ne nageons qu’avec nos palmes, en observant une raie jaune et une murène verte de près de 2 m. Contrairement aux animaux terrestres, les créatures aquatiques n’ont pas peur des humains. Je réussis donc à nager, émerveillé, au‑dessus d’une tortue à écaille pendant une minute. À la fin de la séance, je remonte en expirant lentement pour laisser mes poumons s’ajuster à la baisse de pression, telle une boisson gazeuse laissant échapper du gaz carbonique, et ainsi éviter le mal de décompression.

De retour au Tides, sous le soleil couchant, je célèbre mon triomphe avec un bloody Caesar. Urbina signe ma certification de plongeur sous-marin PADI, mon passeport pour Cozumel, un paradis de la plongée situé à une heure de bateau de Playa del Carmen. Demain, cherchez-moi sous l’eau.

Approfondir la matière: Leçons de plongée de par le monde

Hawaii
Après un cours dans la magnifique piscine du Kahala Hotel & Resort et quelques plongées au large de la propriété, les débutants peuvent explorer l’épave du chasseur Corsair, tout près.
5000 Kahala Ave., Honolulu, 808-739-8888,kahalaresort.com

Fidji
Dans la baie de Savusavu, le Jean-Michel Cousteau Fiji Islands Resort, géré par l’aîné de Jacques Cousteau, offre un forfait « séjour et plongée » pour explorer l’océan en compagnie d’un biologiste marin.
Savusavu, Vanua Levu Island, 800-246-3454,fijiresort.com

Bermudes
Les plongeurs formés au Fairmont Southampton peuvent ratisser Smugglers Notch, un labyrinthe de tunnels, de grottes et de coraux où les contrebandiers cachaient jadis leur butin.
101 South Shore Rd., Southampton, 441-238-8000,fairmont.com/southampton

Déjà publié dans le magazineenRoute.

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